Ouf! C’est la page où il faut que je parle de moi. Alors… commençons par le commencement!
Passons vite sur l’enfance
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Jusqu’à 6 ou 7 ans, je passais mes étés à Châteauguay. Chaque dimanche, quand mon père allait me reconduire on écoutait CKAC et j’entendais la chanson que je croyais écrite pour moi « Dimanche au soir à Châteauguay » de Beau Dommage. Quoi, j’avais hâte d’avoir les pieds pendant au bout du quai? Il y avait de quoi confondre un jeune!
Plus tard, les étés se sont déroulés au Camping Mon Repos à L’Ange Gardien près de Granby. Au menu : machines à boules, disco, chasse à la grenouille et découverte de la conduite automobile dans le champ de blé d’inde!
Un indice de ce que j’allais devenir plus tard? Mon jouet préféré était une espèce de jeu de construction avec des poutres et des sections de mur. Je construisais et m’inventais des mondes. D’un autre côté, trouvant que les bonbons étaient trop chers au dépanneur, j’ai installé ma tente dans la cour asphaltée du bloc appartement où j’habitais et je me suis mis à acheter des bonbons en sac à l’épicerie. Je faisais compétition au dépanneur d’en face! Probablement pour ça ,qu’en parallèle à ma carrière d’animateur et de chroniqueur, j’ai toujours aussi été en affaire.
Ah l’adolescence
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En secondaire IV ça se dessine. Je deviens ti-boss de la radio étudiante et je découvre le micro. Micro qui me donnera mon premier cachet! Je faisais jouer du Joe Dassin aux madames qui venaient jouer au bingo dans la cafétéria de la polyvalente Henri-Bourassa. J’étais le roi des ondes!!!
En même temps, je découvre que c’est payant de faire rire. À la télé, Ding et Dong font des ravages avec leur Club Soda. Avec Martin, on a une idée de génie que personne d’autre n’aura. On va imiter le populaire duo et on va s’appeler Zing et Zong! La sauce prend, on se lance dans l’organisation de spectacles à l’école. Les spectacles fonctionnent bien, la direction adore et on nous donne un vrai bureau pour travailler. Encore une fois, belle façon d’aller à l’école sans aller en classe. Et quand ,je dis ne pas aller en classe, je dis ne pas aller en classe. J’ai mémoire d’entrer à la poly à 7 heures le matin et en ressortir à 7 heures le soir sans avoir fait un seul cours. La vérité est certainement moins, mais la mémoire et les bons souvenirs vous savez…
Bref, le duo d’humour fonctionne tellement bien que je suis gonflé à bloc. Je m’inscrit en communication à Jonquière et suis accepté. 15 ans, je vais partir en appartement, Oumf Wa Wa… c’est le bonheur. Comble, après qu’on leur ait tordu un bras, la Ville de Montréal-Nord nous offre rien de moins que l’aréna pour notre spectacle d’adieu (je part étudier à l’étranger… Jonquière!). Un succès! 2 000 personnes entassées. Un flop!!! Avez-vous déjà essayé de faire de l’humour devant 2 000 personnes dans un aréna hyper écho? C’est comme si on gueulait sans micro. Pas grave, la traversée du Parc m’attend.
Le cégep
La première année est très technique. Ça prend de la folie, faut s’occuper et faire des sous. Je me dis, je suis créatif et Distribution aux consommateurs (souvenir!) vend des kits à 25$. Une paire de ciseaux "cheaps", un clipper qui réveille les voisins et une cape raide en plastique. Me voilà coiffeur! Le pire, c’est que ça a marché durant 3 ans. Rappelez-vous que c’était les années 80 et que porter n’importe quoi sur la tête était signe de style. Parmi mes victimes (ou clients), Nathalie Roy (nouvelles à TVA), Sylvain Simard (directeur des programmes à Radio Énergie) et plusieurs autres personnes qui envahissent aujourd’hui les ondes (on était à la bonne école pour ça). Notez que ces personnes confient maintenant leur look à d’autres ,puisque j’ai pris ma retraite!
Au fil des mois, je découvre une joyeuse bande que vous découvrirez plus tard sous le nom de Groupe Sanguin. Une trentaine de joyeux lurons qui faisaient de l’impro et des spectacles sous la direction de notre prof de théâtre l’inconnu Dominique Lévesque!
En troisième année de cégep, ça se définie. Myriam Donaldson et moi lançons le duo d’humour Boisson gazeuse et on lance « l’émission qui pète de la broue » sur la radio communautaire CHOC-FM. 40 heures de travail par semaine par-dessus le cégep pour faire ce genre de 60 minutes à la RBO à la radio. Ça marche, le journal local parle de nous, on va envahir la terre et partir en tournée mondiale (ah, la jeunesse). Audition juste pour rire, on arrive au Dagobert à Québec. Personne ne connaît nos personnages de couple niaiseux, hyper épais au 3e degré. Pas un rire en 5 minutes. Pas grave, les patrons de CHOI-FM n’étaient pas dans la salle et nous donnent une chance.
Pour faire une histoire courte, on arrive par la grande porte à CHOI, on doit être du morning-show et pendant notre stage, la station change de son. On ne cadre plus. Myriam se tourne vers l’information et moi je reste à Québec.
L’entre deux
Quelques mois plus tard, j’en ai marre de vendre les guenilles des autres. J’ai des idées, on va lancer notre collection. Je loue un petit local derrière une buanderie (c’est chaud en été) et quelques temps plus tard, une grande blonde à la tête d’une agence de mannequin m’offre de faire mon premier défilé de mode. Son nom : Sonia Gagnon. Le monde est petit, car des années plus tard, Sonia ne fait plus dans les mannequins, elle représente des grand maigres, un peu rigolos qui font de la télé (c’est mon agent!!!). Mais, dans le temps on ne le savait pas encore. Comme tous les jeunes qui se lancent en affaires, l’affaire a eu une fin et c’est la Caisse Pop du cartier qui l’a sonnée. Fin de la guenille.
Retour à l’animation
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Un matin c’est assez, je sort mon CV et fait le tour des stations dans ma coccinelle vert pomme 1976. La chance me sourit, j’ai une proposition sur mon répondeur en arrivant. Snif, pas un micro, mais un job de rédacteur d’émission à la radio. Un été à CHOI à écrire le décompte et d’autres émissions thématiques.
Drummondville
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La plus folle idée a été d’acheter de la publicité sur la radio compétitrice (CHRD-AM). On est en pleine crise amérindienne. La pub dit « écoutez bien ceci, cette phrase deviendra importante : la vengeance sera douce au cœur de l’indien ». La pub se termine sur un coup de feu. Notre radio joue aussi la pub et le journal local la publie aussi. On a fait croire à la radio AM qu’il s’agissait du liquidateur de jeans qui serait bientôt de passage dans la région et qu’on les rappellerait pour la suite de la publicité. Le pot aux roses est annoncés dans les journaux et à notre radio (pas au AM, je ne sais pas pourquoi!!!). On lance la programmation lundi et il faut écouter l’émission. Lundi matin : 3h. Le camion arrive. Il dépose sur la rue une voiture de police et une Tempo exactement comme dans la barricade qui fait les manchettes. Pour compléter le décor, on a un kart de golf et un baril en flamme pour se réchauffer. Ah oui, j’oubliais de vous dire qu’on avait convaincu le restaurant de spaghetti de commanditer l’affaire et que l’affiche en haut de nous annonçait « lasagne à 1, 99$ ». On a fait parler de nous dans tous les bulletins de nouvelles et dans tous les journaux, C’est la seule fois de ma vie (j’espère) que le Photo Police aura parlé de moi!
À Drummondville, j’ai rencontré un directeur des programmes à qui je dois tout. Il m’a aidé à me construire, m’a appris tous les trucs. Il a su m’aider à aller chercher le meilleur et jeter le mauvais. Merci Simon Bourgault, un grand gars de radio. D’autres comme Sébastien Benoît (et une longue liste) ont pu profiter de ses conseils.
Montréal come-back
À la fin de l’expérience, comme j’avais passé les 2 dernières années à chialer contre certains contenus diffusés dans l’appareil, on m’a dit « ben, fais-en si t’es capable ». Me voilà propriétaire de mon premier ordinateur. Un gros 486 payé (merci maman) plus de 4 000$ qui, selon ce que le vendeur nous avait dit, devait être bon pour au moins 10 ans (mouahhhhhh!!!!). Je découvre les joies du fax modem (Internet n’est pas encore vraiment connu), j’envoie mes textes à Vidéoway et ainsi, est né La Zone. Un des premiers magazines électroniques au Québec. On y remâchait l’actualité pour les moins de 30 ans.
Un beau midi, un directeur chez Vidéotron m’appelle, il veut dîner avec moi. On jase d’amener La Zone sur Internet. On est en 1995 et je n’ai jamais navigué. Après le lunch, on se serre la main. Sans trop comprendre ce qui venait de se passer, j’étais devenu « producteur Internet » et je n’avais jamais vu de quoi le Web avait l’air. Disons que j’ai couru au seul café Internet qui existait à l’époque pour me payer une petite séance à 5$.
De fil en aiguille, ma boite de production a pris de l’ampleur et beaucoup de mon temps.
Fini la radio, j’avais oublié de vous dire que durant la dernière année où j’étais à Vidéoway, j’ai co-animé avec Jean-Pierre Coallier à CIEL-FM 98.5 . La seule émission de radio co-animée par une seule personne au monde! Jean-Pierre en était à sa dernière année à la barre de Ad-Lib et il décidait à 22h le soir, s’il entrait le lendemain. Durant un an, j’ai réveillé les gens à travers mes cabotineries entre une chanson de Joe Dassin et une toune de Ginette Reno! Tout un défi!!!
The World
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Une autre expérience en Afrique m’a beaucoup marqué. Avec Jean Laverdière, anciennement journaliste à CKAC, j’ai été ouvrir une station de radio en République Centrafricaine (RCA). Je devais monter la programmation et faire la formation des animateurs. En entrant dans notre chambre à Bangui, je remarque le trou de balle dans la fenêtre. Jean qui a déjà fait plusieurs guerres m’explique, que pour des mesures de précautions, nous devons mettre les matelas par terre. Comme ça, si jamais il y avait une balle perdue, elle ne nous atteindrait pas. Rassurant! Merci Jean! La région brassait. Tous les pays autours étaient en guerre et notre radio (crée par la Fondation Hirondelle et supportée par l’ONU) avait pour but de faire compétition à la radio du Président du pays en diffusant de l’information juste! Pas besoin de vous dire, qu’on ne s’est pas fait beaucoup d’amis parmi les autorités. Bon, un mois c’est vite passé et je suis revenu avec tous mes morceaux malgré un barrage de nuit où les soldats semblaient vouloir essayer leurs belles mitraillettes neuves. La radio Ndeke Luka existe encore et ce sont des québécois, souvent des journalistes de Radio-Canada, qui se relaient pour assurer la direction.
La télé
En décembre 1998, on me demande de remplacer le chroniqueur Internet à Salut Bonjour! J’accepte, sans penser que la veille j’avais un party de Noël avec le monde de ma compagnie de production. Même si j’ai été morning-man une bonne partie de ma vie, j’ai oublié que le matin, c’était tôt le matin! Vers 3 heures, en pleine fête, je dis « faudrait que j’arrête de picoler, car je suis en ondes demain! ». Le temps de finir le party, de sauter dans la douche, me voilà pour la première fois aux côtés de Guy Mongrain en direct devant un assez large auditoire. Un seul hic! J’ai arrêté de fêter à 3 heures du matin, je dégrise lentement et je fixe sans arrêt le moniteur devant moi. Vous devez savoir, que devant nos caméras, nous voyons ce qui est diffusé en ondes. Un outil essentiel quand on anime une émission avec autant d’éléments visuels. L’image est un peu sombre, en noir et blanc, mais elle nous permet de savoir quand on est en ondes et surtout, de toujours voir ce que vous voyez. C’était la première fois que je me regardais dans un miroir au lieu de fixer la caméra. Habituellement, c’est la lentille qu’on regarde et non son visage. Comme l’image est en noir et blanc, j’avais l’impression d’être cerné jusqu’en dessous des bras et que la phrase « ce gars est en lendemain de veille » scintillait sur mon front. On m’a redemandé pour le vendredi suivant, je n’ai pas fêté avant (j’ai eu ma leçon… l’alcool à la télé, c’est criminel. Don’t drink & do TV). Voilà que les vendredis (les samedis et les lundis) s’accumulent depuis. Je pense ne plus être le remplaçant!!!
Dans ces mois-là, j’achète un vieux rêve. Un triplex désaffecté en pleine ville, dans lequel il y avait auparavant un restaurant. Pensant passer 2 ou 3 mois à bricoler, j’ai (avec tout mon monde) liquidé les week-end, les soirs et les vacances à assouvir ma véritable passion… rénover, construire et démolir (dans le bon ordre!). 7 ans plus tard, les travaux s'ont enfin terminé (du moins c’est ce que je leur dit pour ne pas les décourager). Jusqu’à ce que je me lance dans un autre projet de jeter un mur par terre ou de construire le prochain sofa!
2000, Cyberclub se termine et TVA me demande de passer 15 minutes plus tôt avec mes folies à télécharger. Je deviens spécialiste en expiration de garantie de voiture. C'est-à-dire que je fais Montréal-Québec, tous les vendredis pour vous divertir le samedi matin à 9h45 dans Salut Bonjour week-end.
En parallèle, je me lance dans la production de vidéo pour le Web. Quel animateur ne rêve pas de contrôler son propre média. Internet nous offre cette possibilité. En regardant ce qui se faisait ailleurs, on constate que tout est à faire. Une idée! Braquer des caméras Web en arrière scène d’un gala! Personne ne l’avait encore fait. C’est comme ça qu’est né la couverture Webvidéo des MétroStar en 2001. Un projet qui comble deux de mes passions… faire des entrevues et me magasiner un kit de gala (je suis magasineur compulsif de guenille!).
À part les MetroStar, j’ai produit une tonne de vidéo Web pour le Cirque du Soleil, pour de la formation en ligne, des lancements de produits et des retransmissions de conférences de presse. Au fil du temps, on a fait appel à mes services comme consultant en stratégie Web comme idéateur de projet utilisant l’Internet et les autres moyens de communications. Ça, c’est ma deuxième vie.
Aujourd’hui, je me partage entre TVA qui me demande un temps fou (mais Dieu que j’aime ça). Mes chroniques trouvailles du lundi à 8h45, me demande de faire un million de téléphone partout au pays et ailleurs pour courir après les bidules que je vous présente. Mes chroniques Techno, Web & jeux du vendredi 7h45 qui m’oblige à tester et m’amuser avec une tonne de sites, logiciels et autres affaires électroniques. Ma chronique S@lut.com du samedi pour laquelle vous m’inondez de suggestions et qui nous demande de lire plus de 2 500 courriels par semaine, de regarder le contenu que vous nous proposez, de classer le tout et de vous répondre quand vous le demandez! Ouf! Je dis nous car je n’y arriverais pas seul. J’ai des assistants qui m’aident dans mes recherches et avec mes courriels.
En passant, un mot justement sur qui je suis et qui on pense que je suis. Je suis une vraie blonde avec les appareils électroniques. Mais comme vous, j’aime ça. Je ne suis pas un gars d’informatique, je suis un amoureux du contenu, de ce que la machine peut m'apporter. Mais quand mon ordinateur va mal, à part de pleurer, je ne peux pas faire grand-chose. La journée que j’ai compris qu’un clavier coûtait 25$ et qu’une séance de psychologue revenait à plus de 75$, je me suis mis à me défouler sur mon clavier à coup de poing quand mon ordinateur me niaisait. Ça fait du bien. Bref, vous devriez me voir essayer mes gadgets pour préparer ma chronique. En vrai gars, je n’ouvre pas le manuel d’instructions et je taponne. Je rêve du jour où ces machines là seront véritablement faites pour le vrai monde. Qu’elle fonctionne simplement. Je dis souvent à la blague que je n’ai pas à défragmenter mon auto, à mettre un antivirus sur mon téléviseur, à reconfigurer mon lave-vaisselle et à faire une mise à jour de ma cafetière. Soyons patient, ce jour viendra!
En dehors de la télé, de mes participations à TVA en direct, aux nouvelles de TVA quand l’actualité le demande, au canal Argent où j’ai une chronique un vendredi sur deux, aux capsules radio que vous pouvez entendre sur quelques stations en province et les remplacements à l’animation de Salut Bonjour! (Ça j’aime ça!)..., des soirées corporatives, congrès, plénière, galas que j’anime… je nage dans la production.
Le site que vous consultez à été développé par ma boite de prod. C’est ce que je fais. Des concepts Web, de la production de vidéo Web, de la webdiffusion en direct, de la formation en ligne et bien d’autres choses. Cliquez sur le lien Synonyme média au bas de chaque page du site pour en savoir plus.
Je pense que j’ai fait pas mal le tour. Au fond, je me décris comme un animateur Mini-Wheat. Bourré de blé entier (j’aime le contenu) et givré à l’extérieur (pourquoi ne pas le faire en s’amusant). L’avenir? Avec le site francoischarron.com on va de plus en plus connecter vous et moi et pour le reste… je suis toujours en mode « j’aime me faire surprendre par la vie ».
François Charron























